← La constellation

La méthode de construction de la carte

Cette page décrit exactement ce que le code fait. Les chiffres ci-dessous sont lus dans le manifeste produit par la conversion des données, jamais recopiés à la main.

Ce qu'un point représente

Chaque point est une proposition du programme. Les huit cercles tracés au crayon sont les axiomes. Chaque proposition est notée de 0 à 3 sur chacun d'eux ; c'est ce vecteur de huit nombres qui la caractérise, et lui seul qui décide de sa place.

Où les points sont placés

Une proposition est posée au barycentre des huit centres d'axiomes. Le poids donné à chaque axiome n'est pas la note brute mais son écart à la moyenne du corpus, élevé à la puissance 1,6 :

poids[i] = max(0 ; note[i] − moyenne_corpus[i]) ^ 1,6

Centrer sur la moyenne mesure le profil d'une proposition plutôt que son intensité : sans cela, une proposition notée haut partout se retrouverait au centre avec toutes les autres. Un léger bruit déterministe, tiré d'un générateur pseudo-aléatoire de graine fixe (20260911), écarte les points exactement superposés. Deux constructions successives du site donnent la même carte au pixel près : aucun placement par forces n'intervient.

Les fils de proximité doctrinale

La proximité entre deux propositions est le cosinus de leurs vecteurs centrés — chaque vecteur est ramené à sa propre moyenne avant le calcul. Deux propositions sont reliées si ce cosinus dépasse 0,55, et chaque proposition garde au plus 5 fils, retenus par ordre de similarité décroissante. Résultat : 318 fils, aucune proposition isolée.

Le choix du cosinus centré n'est pas cosmétique. Sur le cosinus brut, la médiane du corpus est de 0,741 et 71 % des paires possibles dépassent 0,65 : un seuil posé là ne filtrerait rien, et c'est alors le plafond de fils par point qui déciderait seul — un choix arbitraire présenté comme un calcul. Sur le cosinus centré, la médiane tombe à 0,079 et le seuil sélectionne vraiment.

L'opacité d'un fil est continue et proportionnelle à la force de la proximité : la donnée est continue, l'affichage doit l'être aussi.

Les liens déclarés, et leur sens

Les liens déclarés ne sont pas calculés : ils sont écrits à la main, une ligne par relation. Il y en a 273, entre 255 paires de propositions, dont 18 paires réciproques. Chacune porte son verbe, son délai, son degré de confiance, son intensité et l'explication qui la justifie.

Convention de sens : la source d'une relation est le sujet de son verbe. « Le Pacte de Transmission finance le Fonds du Destin Commun. » C'est cette convention, et rien d'autre, qui sépare dans chaque fiche ce sur quoi une proposition agit de ce qui agit sur elle. Une paire réciproque garde un verbe par sens : « A finance B » et « B tempère A » ne se résument pas en un seul trait.

VerbeA … BRelations
financetransfère des ressources vers33
conditionneest une condition d'existence de146
protègemet à l'abri d'un risque ou d'une captation34
tempèremodule, plafonne ou freine15
délimitefixe la frontière de13
renforcerenforce20
déclineapplique à un domaine le principe de6
produita pour conséquence1
substitueprend la place de1
tensiontire en sens contraire de4

Toutes les relations n'ont pas le même statut. 111 proposées · 140 validées · 4 validées, sens confirmé · 18 de confiance haute. Une relation proposée n'a pas encore été relue : la carte la trace plus pâle, et la fiche le dit. L'intensité, de 1 à 3, règle l'épaisseur du trait.

Ce que la carte trace, et quand

Tracer les 273 relations d'un seul coup ne fait pas une carte : on voit qu'il y a beaucoup de liens, et plus aucun lien en particulier. Au repos, les lectures Dépendances et Structure ne tracent donc que les 53 relations d'intensité 3 — l'ossature du programme. Les 220 autres s'ouvrent dès qu'on désigne un point, avec toutes celles qui le touchent, quelle que soit leur intensité.

Aucune relation n'est retirée des données : le seuil ne porte que sur le moment où le trait apparaît, il est annoncé dans la légende de la carte, et les comptes publiés sur cette page restent ceux du corpus entier. Une règle d'affichage qui retire 220 traits sans le dire laisserait croire que le programme en compte 53.

Ce que « une relation » veut dire, exactement

Une relation est une déclaration orientée : « A finance B » et « B tempère A » sont deux relations sur une seule paire de propositions. Trois comptes en découlent, et ils ne sont pas interchangeables.

L'onglet 3-Liens porte 273 déclarations. Une même relation peut y figurer deux fois, saisie à deux moments : 0 doublon est fusionné sur la ligne la plus validée. Restent 273 relations, qui se répartissent sur 255 paires de propositions, dont 18 paires déclarées dans les deux sens.

Les deux égalités se vérifient, et un test les rejoue à chaque construction depuis le tableur : 273 − 0 = 273, et 255 + 18 = 273. Quand cette page annonce « 273 relations », c'est de ce nombre-là qu'elle parle.

Comment l'axiome dominant est choisi

La teinte d'un point est celle de son axiome dominant : celui où sa note est la plus haute. Mais 56 propositions sur 137 n'ont pas de maximum unique. Pour celles-là, la règle publiée est la suivante :

parmi les axiomes à égalité au maximum, retenir celui où l'écart à la moyenne du corpus est le plus grand

Prendre simplement le premier de la liste biaiserait toute la carte vers le premier axiome. Cette règle donne une répartition de 10 à 26 propositions par axiome.

Les métriques de réseau

Deux mesures sont calculées une fois à la construction, sur le graphe des liens déclarés, jamais dans le navigateur. Le degré est le nombre de liens d'une proposition : il repère ce qui condense la doctrine, et les points de défaillance unique. L'intermédiarité (algorithme de Brandes, normalisée puis ramenée à une échelle de 0 à 100) repère les charnières : les propositions par lesquelles passent les chemins du programme.

Le résultat mérite d'être lu : Le Revenu Universel de Libération (RUL) est à 100 quand la proposition suivante, Le Cloud des Communs, est à 36. Aucune autre ne tient autant de chemins du programme. C'est la clé de voûte — et c'est aussi, pour la même raison, le point d'attaque.

Ce que la carte ne dit pas

  • Une proximité forte signale une parenté doctrinale, pas un accord de fond ni une causalité.
  • L'absence de fil entre deux propositions ne veut pas dire qu'elles s'opposent : leurs profils d'axiomes divergent, voilà tout.
  • La position des huit axiomes sur leur anneau est composée, pas calculée. L'irrégularité est voulue — un octogone parfait donnerait à la doctrine une régularité qu'elle n'a pas — mais elle ne repose sur aucune mesure.
  • Le poids de 57 propositions a été déduit mécaniquement de sa nature plutôt que jugé une à une. Or c'est le poids qui fixe la taille du point. Voir sources et transparence.

État de la génération

Une ligne par grandeur, chacune lue dans le manifeste du fichier de données. Cette table est la note technique du site : elle a quitté la page d'accueil pour venir se poser auprès du calcul qu'elle chiffre.

ParamètreValeur
Données arrêtées au9 octobre 2026
Propositions137
Chapitres26
Fils de proximité318
Seuil de proximité0,55 de cosinus centré
Fils par proposition5 au plus
Déclarations saisies273 dans l'onglet 3-Liens
Doublons fusionnés0
Relations retenues273
Paires reliées255
Paires réciproques18
Relations encore proposées111
Relations tracées au repos53 — celles d'intensité 3
Verbes saisis273 sur 273
Exposant de position1,6
Graine du bruit20260911
Placementdéterministe — deux constructions donnent la même carte
Typage des lienssaisi à la main, relation par relation